Review of Johnson Silva Sato by Claude Parle in JazzaParis.com

December 2008

 

Alan Silva - Le 7e jour

Le septième jour …Dieu descendit …(Galerie Tampon , le 30 novembre 08, avec Alan Sylva, Lucien Johnson, Makoto Sato)

Or donc, c'était bien dimanche, vers 19h45 qu'Il vint pour contempler son ouvrage ....

Et, décidant qu'il manquait quand même quelque chose, juste après l'excellente performance de Nicklaus Barnö (trompette), Joël Grip (contrebasse) et Didier Lassere ...Il pris la basse de Joël et, d'un archet désinvolte, fit surgir à la place de Nicklaus, Lucien Johnson ainsi qu'un sax en lieu de trompette, et Makoto matérialisé sur le siége où fut Didier ...

Il posa délicatement ses longs doigts sur le manche et .................

Il ne convient pas à un humain de parler de la musique des sphères ni de la création du monde .... Mais ce soir là, je puis attester que j'ai assisté à la naissance de l'émotion ...

Alan à la basse, c'est comprendre la théorie des super cordes ! ...(quand le LHC sera opérationnel, on en saura sans doute plus ? ! ...)

C'est voir fondre et se recréer les galaxies, c'est aimer l'air que l'on respire et mourir par les oreilles, c'est entendre pousser les arbres et mettre ses poumons dans l'écorce tandis que les cordes vibrent et claquent sur leurs alvéoles ...c'est pleurer des nuages ...

Parlons plutôt de Lucien Johnson, dont l'excellent jeu s'est sans cesse marié avec la basse d'Alan finement ciselé par le beau travail de Makoto à la batterie. Il est aussi lyrique que Trane et aussi solide que Rollins ! ...

Fer de la musique, voila l'impression que ce trio d'exception a laissé ce soir à la galerie, la marquant sans doute à jamais de sa cosmique empreinte.

Après quelques discussions (et quelques verres de l'excellent vin de Marc ! ) j'ai préféré quitter ce creuset où les Dieux agirent pour aller me saouler à mort et oublier Çà ! ! ...

L'homme dans sa faiblesse n'est pas de dimension à sonder les limites du cosmos ! ! ...

ENGLISH TRANSLATION

The seventh day…God descended…(Atelier Tampon, 30th of November with Alan Silva, Lucien Johnson, Makoto Sato)

Well actually it was Sunday, about 7:45 pm that he came to contemplate his work…

And deciding that something was missing after the excellent performance of Nicklaus Barnö (trumpet), Joël Grip (double bass) et Didier Lassere ...He took Joel’s bass and with a casual flick of his bow, appearing suddenly in the place of Nicklaus was Lucien Johnson with his sax instead of a trumpet and Makoto materialised on the seat where before him had been Didier…

He delicately placed his long fingers on the bass neck and………..

A human being is not worthy of talking about the music of the spheres, nor of the creation of the world…But that evening I can testify that I witnessed the birth of an emotion.

Alan on bass is to understand the theory of super chords!…(when the LHC is operational we’ll know a lot more about it?!…)

It’s to watch galaxies melt and recreate themselves, it’s to love the air which we breathe and to die through our ears, it’s to hear trees grow and to place one’s lungs in the bark while the strings vibrate and crack on the hollows…it is to cry clouds…

Let’s talk about Lucien Johnson, whose excellent playing constantly intertwined with Alan’s bass, finely chiselled by the beautiful work of Makoto on drums. He is as lyrical as Trane and as solid as Rollins!

Iron of music, that is my impression of this exceptional trio which left the gallery that evening marking without a doubt its cosmic footprint forever more.

After several discussios (and a few glasses of Marc’s excellent wine!) I prefered to leave this smelter where the Gods react to go and drink myself to death and forget That!!…

Man with all his weaknesses is not of the dimension to probe the limits of the cosmos!!…